dimanche, 17 décembre 2017

Comment Alantaya a quantifié les fodmaps dans les aliments ?

Les bases de données sur la composition des aliments sont un outil précieux pour les nutritionnistes, les diététiciens, les chercheurs, les épidémiologistes, les techniciens des aliments mais également pour le grand public (1). En France, la table de référence est la table CIQUAL, établie par l’ANSES (2). Elle compile plus de 2600 aliments. Néanmoins, il n’est pas aisé de constituer une base de données aliment du fait par exemple d’une variabilité entre les aliments.

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Les bases de données aliments ont pour autant un rôle majeur pour les utilisateurs. Pour les diététiciens, les valeurs nutritionnelles permettent d’établir des régimes en respectant les contraintes diététiques du patient en fonction de sa pathologie. C’est le cas de la colopathie fonctionnelle (ou syndrome de l’intestin irritable). Pour cette pathologie, un régime sans FODMAPs (Fermentable, Oligo-, Di-, Mono-saccharides And Polyols) permet d’avoir une amélioration du bien-être et de la qualité de vie des patients. Malheureusement, la teneur en FODMAPs des aliments est peu renseignée dans les bases de données aliments, voire pas du tout comme c’est le cas pour la table CIQUAL. 

Alantaya s’est donc efforcé de réunir toutes les informations quantitatives relatives à la teneur en FODMAPs des aliments, à partir de tables étrangères. Nous vous proposons ici une explication de notre méthodologie. 

I- Comment est constituée une base de données aliment ?

a. Les points clés d’une base de données aliments

Pour construire une base de données sur la composition des aliments, les aliments les plus représentatifs de l’alimentation d’une population sont sélectionnés. Pour cela, des enquêtes alimentaires sont effectuées pour identifier les « keyfood », c’est-à-dire les aliments clés qui contribuent à 75% des apports nutritionnels (3). A partir de la détermination de ces keyfoods, des variétés/cultivars ou autres espèces sauvages sont ajoutés. Enfin, sur cette base, on inclut des aliments crus, et on inclut également les aliments cuits (mangés tels qu’ils sont consommés). Beaucoup de base de données sur la composition des aliments incluent essentiellement des aliments crus car les données obtenues sont de meilleure qualité et cela représente également un coût moindre pour le dosage des nutriments.

b. Choix de l’échantillonnage

L’échantillonnage a une réelle importance dans la constitution d’une base de données. Pourquoi ? Parce que l’aliment choisi pour effectuer les dosages doit être représentatif de tous les aliments de la même catégorie. Par exemple, les données de la carotte crue seront valables pour toutes les carottes crues. Pour cela, il est nécessaire de définir avec précision les aliments testés. Par ailleurs, la qualité de l’échantillonnage ainsi que des analyses effectuées auront des répercussions sur la qualité de la base de données aliments (4). Les objectifs de l’échantillonnage sont doubles : d’une part de prélever des échantillons représentatifs sans modifier leur composition jusqu’aux analyses (par le biais de protocole précis), et d’identifier les facteurs de variations en fonction de la saison, de la géographie ou autres d’autre part.

c. La nomenclature et la codification

Une nomenclature précise dans la base de données permet de définir de façon homogène et sans ambiguïté l’aliment concerné. Cette nomenclature comprend le nom, un descriptif et une classification de l’aliment ainsi qu’un code (1). Un manque de précision dans la nomenclature peut fausser le choix de l’aliment et donc les informations seront erronées. Par exemple, définir si l’aliment est cru ou cuit à toute son importance dans le descriptif de l’aliment, car les valeurs nutritionnelles ne seront pas les mêmes : par exemple, la teneur en glucide de pâtes fraîches aux œufs sont de 32 g/100 g (cuites) ou de 53.8 g/100 g (crues) (2). Pour les calculs de rations pour un patient diabétique, cela change considérablement les calculs !
Malheureusement, d’une base à une autre, la nomenclature n’est pas la même car bases de données sont fonction de keyfood, et les aliments clés ne sont pas les mêmes d’un pays à l’autre. D’où les ambiguïtés en travaillant sur différente base de données alimentaires.

d. Les différents nutriments analysés

Le choix d’analyse des valeurs nutritionnelles est une étape importante dans la construction d’une table de composition alimentaire. Certaines valeurs nutritionnelles sont incontournables (énergie, protéines, profil lipidique, vitamine A, E, D et B9 notamment) (5, 6). Dans l’identification de ces valeurs nutritionnelles, plusieurs facteurs sont à prendre en compte :
- La méthode d’analyse
- Méthode de conversion
- Les unités utilisées
- Le dénominateur (pour 100g d’aliment généralement)

e. Les différentes bases de données des compositions des aliments

A partir de tous ces procédures (nomenclature, échantillonnage, analyses) plusieurs tables alimentaires existent. Le tableau suivant vous indique quelques tables existantes (7). Il en existe beaucoup d’autres spécifiques pour chaque pays (8). Les tables de composition des aliments sont créées sous la surveillance du programme INFOODS, Réseau international des systèmes de données sur l’alimentation – qui a été établi en 1984 sur la base des recommandations d’un groupe international, et qui fonctionne sous les auspices de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Ce programme tend à améliorer la qualité, la disponibilité et la fiabilité des tables de composition à travers le monde. Ce réseau a établi un cadre pour le développement de normes et de lignes directrices pour la collecte, la compilation et la communication de données sur la composition des aliments (9).

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Tableau 1 : les tables de composition alimentaires pour différents pays.

Ainsi, la construction de base alimentaire n’est pas anodine et doit être faite selon des démarches précises pour éviter toute ambigüité dans sa lecture. Néanmoins, d’un pays à l’autre, la base de données est différente selon la nomenclature utilisée ou bien les choix des valeurs nutritionnelles présentées. Nous allons donc nous intéresser principalement à la place des FODMAPs dans les tables existantes.

 

II- Place des FODMAPs dans les différentes bases de données existantes

Le syndrome de l’intestin irritable (SII), encore appelée colopathie fonctionnelle, est une pathologie qui associe douleurs abdominales et/ou un inconfort et des troubles du transit. Le diagnostic posé est un diagnostic d’exclusion. Environ 5% de la population française est touchée par cette pathologie, parfois sans le savoir. Cette maladie peut être très mal vécue car elle altère la vie du patient et impact sur son bien-être et sa qualité de vie. L’alimentation pourrait améliorer la qualité de vie du patient. Récemment, un régime pauvre en FODMAPs a fait ses preuves et pourrait être une solution pour une guérison de cette pathologie.

a. Les différents type de FODMAPs et où les trouve-t-on ?

Les FODMAPs concernent certains sucres dits fermentescibles, tels que le fructose ou édulcorants comme sorbitol. De récentes études montrent que ces sucres pouvaient être associés aux symptômes du SII (10).
Les principaux FODMAPs identifiés sont :
- Le fructose, présent dans les pommes, les poires, le miel, les jus de fruits, les fruits secs.
- Le lactose, présent dans le lait et les produits laitiers
- Les polyols, ajoutés dans les préparations industrielles, notamment hypocaloriques
- Les galactanes (galacto-oligosaccharides ou GOS) et les fructanes (fructo-oligosaccharides ou FOS), présents dans les préparations à base de farine mais aussi dans certains légumes.

b. Le travail innovant de la Monash university

La Monash University est la plus grande université australienne. Une équipe de cette université, menée par Peter Gibson a établi de nombreux travaux montrant qu’un régime pauvre en FODMAPs améliorer les symptômes du SII (11, 12). Par ailleurs, cette équipe est même allée plus loin : une application sur smartphone a même été développée afin de faciliter le quotidien des patients atteints de SII. Cette application permet principalement d’identifier les aliments riches en FODMAPs (donc à éviter) et ceux pauvres en FODMAPs (ceux à favoriser). Un code couleur permet d’identifier rapidement la catégorie de l’aliment. Dans cette application, l’effet de tous aliments a été testé sur la colopathie fonctionnelle. Ce qui fait que l’application est fiable et aide les patients dans leur choix alimentaire.
Les aliments sont donc listés suivant un code couleur :
- rouge pour les aliments riches en FODMAPs : à éviter
- orange pour les aliments à teneur moyenne en FODMAPs : à consommer avec modération. Ces aliments peuvent être tolérés par certains patients et pas par d’autres.
- Vert pour les aliments pauvres en FODMAPs.
Dans cette application, la taille de la portion a un rôle important : elle est indiquée pour chaque aliment. Ainsi, une portion d’un aliment peut être codée en vert, mais si le patient en mange plus, la portion sera telle que le patient aura les symptômes du SII car la teneur en FODMAPs sera alors trop élevée.
Cette application est valable sur iphone, ipad et android.
Il s’agit donc là d’un travail innovant, basée sur l’aspect qualitatif avec un code couleur selon la richesse en FOIDMAPS des aliments.

c. La place des FODMAPs dans les tables alimentaires

Les FODMAPs sont des sucres. Peu de tables renseignent leur teneur pour chaque aliment. Et même si le travail de l’université australienne est innovant et ouvre de grandes perspectives, elle ne donne pas de renseignements sur la quantité de FODMAPS pour chaque aliment. Seules quelques-unes les renseignent, telles que les tables danoises ou canadiennes. En France, la table de référence établit par l’ANSES (table CIQUAL) ne donne aucune indication sur la teneur en FODMAPs des aliments.

Ainsi, Alantaya s’est efforcé de confronter les différentes tables de composition prenant en compte la teneur en FODMAPs des aliments pour pouvoir utiliser ces données dans le traitement de la colopathie fonctionnelle.


III- Le travail d’Alantaya sur la quantification des FODMAPs dans les tables de compositions alimentaires

Alantaya travaille actuellement avec l’Association des Patients Souffrant de l’Intestin Irritable- APSSII supervisée par le Pr SABATÉ, chef de service en Gastroentérologie à l’hôpital Avicennes (13). L’objectif de cette étude est de déterminer si un générateur de menu proposant des recettes pauvres en FODMAPs améliore la qualité de vie des patients souffrant de SII. Une étude clinique est envisagée à l’issue de cette première phase sur l’intérêt du régime pauvre an FODMAPs pour les patients souffrant de ce syndrome. Pour cela, Alantaya s’est intéressé à la quantification des FODMAPs dans les tables de composition des aliments. Etant donné que la table CIQUAL en France ne fournit pas ces données, les diététiciennes d’ALANTAYA se sont orientées vers d’autres tables étrangères.

a. Importation des tables étrangères

Alantaya s’est appuyée sur deux tables étrangères :
- La table canadienne : le Fichier Canadien des Eléments nutritifs
- La table allemande : la table de Souci Fachmann Kraut.
Ces deux tables fournissent des données sur certains FODMAPs comme le fructose, le sorbitol, le lactose et le mannitol notamment.
Nous avons dans un premier temps transférer les données de la table canadienne, et confronter celles-ci avec celles de la table CIQUAL. Puis dans un deuxième temps, nous avons compléter les données avec la table allemande.

b. Correspondance des aliments entre les différentes tables

Comme attendu, de nombreux aliments n’ont pas de correspondants d’une table à l’autre. C’est le cas par exemple du tofu, des tomates-cerise, de pain de seigle au froment ou aux raisins, des endives cuites …
• Pour toutes les valeurs nutritionnelles autres que les FODMAPs : les données de la table CIQUAL sont conservées
• Pour les données FODMAPs :

  1.  Lorsque les aliments sont les mêmes d’une table à l’autre : les données FODMAPs de la table étrangères ont été récupérées exemple :
    - les données FODMAPs du YOGOURT, BRASSÉ OU À LA SUISSE, NATURE (aliment de la table canadienne) ont été attribuées à YAOURT AU LAIT ENTIER, NATURE, BRASSÉ (aliment de la table CIQUAL)
    -  les données FODMAPs de ECHALOTE CRUE (aliment de la table canadienne) ont été attribuées à ECHALOTE CRUE (aliment de la table CIQUAL)
  2.  lorsque le nom des aliments ne correspond pas exactement, nous avons fait des rapprochements entre les aliments pour obtenir les données FODMAPsexemple :- les données FODMAPs du YOGOURT A BOIRE, YOP, YOPLAIT (aliment de la table canadienne) ont été attribuées à YAOURT À BOIRE, AU LAIT DEMI-ÉCRÉMÉ OU PARTIELLEMENT ÉCRÉMÉ, AROMATISÉ, SUCRÉ (aliment de la table CIQUAL)- les données FODMAPs du YOGOURT, NATURE, MOINS DE 1% M.G. (aliment de la table canadienne) ont été attribuées à YAOURT AU LAIT PARTIELLEMENT ÉCRÉMÉ, NATURE (aliment de la table CIQUAL)

Nous avons donc effectué ce travail pour tous les aliments de la table CIQUAL pour obtenir les données FODMAPs.

Lorsqu’aucun aliment de la table canadienne ne correspondait à un aliment de la table CIQUAL, nous avons alors regardé les données de la table allemande SFK (en rapprochant les aliments de la même façon qu’expliqué ci-dessus).

- les données FODMAPs des LENTILLE, CUITE (aliment de la table canadienne), aliment de références pour la famille des LÉGUMINEUSES ont été attribuées à FLAGEOLET VERT, GRAINS (aliment de la table CIQUAL)
- les données FODMAPs du PÂTISSERIE (ALIMENT MOYEN) (aliment de la table canadienne) aliment de références pour la famille des PÂTISSERIE ET GÂTEAUX ont été attribuées à CRUMBLE AUX POMMES (aliment de la table CIQUAL)


Enfin, lorsqu’aucun aliment ne correspondait ni dans la table canadienne, ni dans la table allemande, nous avons procédé en attribuant à cet aliment les valeurs en FODMAPs d’un aliment de référence de sa famille d’aliment.

Ce travail nous a donc permis d’avoir des aliments dont les teneur en FODMAPs étaient établis et étayés par des tables de référence.

c. Vérification de la quantification alantaya avec la base de données de la MonasH

Nous avons finalement vérifié les données quantitatives obtenues via les tables de composition des aliments avec les données qualitatives de la table de l’université australienne MONASH. Ces données australiennes sont la référence dans ce domaine.
Pour cela, nous avons regardé si les teneurs en FODMAPs obtenues à partir des tables canadiennes et allemandes correspondaient bien au code couleur établi par l’université MONAsh.
Par exemple : à partir de la table canadienne, la teneur en fructose de la PASTEQUE est de 3.36 mg/100 g d’aliments. Il s’agit d’un aliment dont le code couleur pour l’université MONASH est rouge. Ceci est donc cohérent.
La cohérence entre table a été effectuée pour 1918 aliments. Dans l’ensemble, il y a eu cohérence pour la plupart des aliments.

d. Perspective de travail fait par Alantaya

Ce travail laborieux ouvre de nombreuses perspectives sur la prise en charge de la colopathie fonctionnelle. En effet, pour atténuer les symptômes (ballonnements, douleurs abdominales, diarrhée ou constipation) liés à une trop forte consommation de FODMAPs, il est préconisé de consommer au minimum 0.5 g/repas, tout en ne dépassant pas les 5g/j (10).
Une expérimentation est en cours où des patients sélectionnés par le Professeur Sabaté et son équipe testeront un générateur de menus. Ce générateur, développé au sein d’Alantaya, propose des semainiers avec des recettes pauvres en FODMAPs. Ce semainier respecte : 
- d’une part les quantités de FODMAPs préconisées pour améliorer les symptômes du SII (c’est-à-dire au minimum 0.5 g/repas tout en ne dépassant pas les 5 g/j) ;
- et d’autre part les contraintes diététiques pour un profil donné (sexe, activité physique, âge, poids) : apport énergétique total, protéine, lipide, glucide, sodium, fibre, fer, vitamine C notamment + répartition journalière sur la journée.
A la suite de cette expérimentation, un essai clinique pourra alors être envisagé.


Conclusion 

La colopathie fonctionnelle est une pathologie dont la prévalence est sous-estimée en France du fait d’une méconnaissance des professionnels de santé et d’une méconnaissance au niveau diététique pour une prise en charge. La classification de ROME IV décrit cette pathologie en prenant en compte la douleur et sa fréquence (au moins un jour par semaine), et la consistance des selles notamment (décrite selon l’échelle de Bristol) (14, 15).
Le régime sans FODMAPs semble une solution adaptée pour améliorer les symptômes de la pathologie. Le travail rigoureux et méthodique réalisé par Alantaya a permis de travailler sur plusieurs tables en parallèles afin de collecter les données sur les FODMAPs. Ces données corroborent les données qualitatives obtenues par l’université australienne Monash.
La perspective pour améliorer le quotidien des patients souffrant de cette pathologie est donc envisageable, avec une interface et une application pouvant accompagner au quotidien ces patients. Un soutien diététique reste également envisageable pour aider au mieux ces patients dans leur choix alimentaire. Cet outil innovant proposé par Alantaya offre ainsi la possibilité aux patients d’avoir un retour à une vie « normale » et sociale, sans la crainte de manger, sans l’éviction totale et inutile de certaines familles d’aliments.
Enfin, cet outil pourra également être testé pour d’autres pathologies et accompagner ainsi d’autres patients nécessitant un régime spécifique.


Bibliographie

1- Charrondière U. R., 2016, Improving food composition data quality: Three new FAO/INFOODS guidelines on conversions, data evaluation and food matching, Food Chem. 15;193:75-81
2- French food composition table, Table Ciqual, https://pro.anses.fr/tableciqual/, 2016
3- ftp://ftp.fao.org/ag/agn/infoods/component%20nomenclature.pdf, lu le 21-02-2017
4- Amponsah Annor G., West Africa Graduate Course on Food Composition and Biodiversity, 20-31 July 2009
5- http://www.fao.org/fileadmin/templates/food_composition/documents/upload/french/Component_conventions_and_expressions-F.pdf, lu le 28-02-2017
6- McCance et al., 2002. The Composition of Foods, Sixth summary edition. Food Standards Agency Cambridge: Royal Society of Chemistry. ISBN 0-85404-428-0.
7- http://www.etiqnut.fr/tables-de-composition.html, lu le 27 février 2017
8- http://www.fao.org/infoods/infoods/tables-et-bases-de-donnees/fr/, lu le 28-02-2017
9- Greenfield H. et al., 2007, Données sur la composition des aliments, FAO,
10- Sabaté. 2015. Régimes et syndrome de l’intestin irritable, post’u. 213-219.
11- Gibson P.R. et al., 2012, Food choice as a key management strategy for functional gastrointestinal symptoms, American Journal Of Gastroenterology, vol 107, issue 5, Nature Publishing Group, 75 Varick St, 9th Fl, New York, NY, US, pp. 657-666.
12- Barrett P.R.et al. 2012, Fructose and lactose testing, Australian Family Physician, vol 41, issue 5, Sage Publications Ltd., 1 Oliver's Yard, 55 City Rd, London, pp. 293-296.
13- http://www.apssii.org/accueil/index.php, lu le 01-03-2017
14- Lacy et al., 2016. Gastroenterology, 150, 1393-1407
15- Heaton K.W. et al. 1992? Defecation frequency and timing, and stool form in the general population: a prospective study. Gut. 33(6):818-24.