Le rôle de l'alimentation

Le Syndrome de l’Intestin Irritable- SII est une vraie maladie dont le diagnostic repose sur un ensemble de critères régulièrement révisés et augmentés. Les derniers sont ceux de Rome III.
Bien que touchant au moins 10 % de la population, souffrir de SII c’est aussi avoir à mener un parcours du combattant. Cette maladie est peu connue et reconnue tant par les médecins généralistes que les spécialistes. Comme tous les examens médicaux sont « normaux », les patients ne sont pas pris au sérieux et restent seuls avec leur souffrance et leurs troubles digestifs. Le lien alimentation et symptômes est souvent établi par les patients mais difficile à exprimer dans ces conditions.


Sur la toile, ces patients trouvent de nombreuses réponses notamment le nom de leur maladie : Syndrome de l’Intestin Irritable. Des solutions. Des régimes alimentaires adaptés (ou pas). De nouvelles perspectives.

A. DE L’IMPACT DE L’ALIMENTATION SUR LES SYMPTÔMES DU SII

1. Les Fibres

Qu’est-ce que les fibres alimentaires ?

Les fibres alimentaires sont des composants végétaux qui ne peuvent être digérés ou absorbés dans l’intestin grêle. Ce ne sont pas des nutriments énergétiques ; elles fournissent en moyenne 2 kcal par gramme.
Ce sont des polysaccharides autres que l’amidon (par ex. la cellulose, l’hémicellulose, les gommes, les pectines), des oligosaccharides (par ex. l’inuline), de la lignine et des substances végétales associées (par ex. les cires, la subérine) mais aussi un type d’amidon appelé amidon résistant (présent dans les légumes secs, les graines et céréales partiellement moulues et certaines céréales pour petit-déjeuner).

Les sources de fibres alimentaires

On trouve des fibres alimentaires dans les fruits (poires, fraises, mûres, framboises, cassis et groseilles, oranges), les légumes (choux de Bruxelles, artichauts, oignons, ail, maïs, pois, haricots verts, brocolis), les légumes secs (lentilles, pois chiches, haricots) et les céréales complètes (son en flocons et céréales au son d’avoine, pains aux céréales complètes et céréales mélangées).

Les différents types de fibres alimentaires

Les fibres sont classées en fonction de leur solubilité ; on parle alors de fibres solubles ou insolubles. Les aliments sources de fibres peuvent être source de fibres solubles ou insolubles. Les fruits et les légumes frais sont une bonne source de fibres solubles. Les céréales complètes, les légumes secs ou le pain complet sont riches en fibres insolubles.

Les fibres alimentaires et la santé

Les fibres alimentaires sont considérées comme des aliments de “lest”: elles jouent un rôle fondamental dans le transit intestinal.
Certaines fibres vont être utilisées par les bactéries de la flore intestinale au niveau du colon. Elles sont transformées en acides gras à chaine courte et en gaz par des réactions de fermentations. Elles servent alors de nourriture à cette flore intestinale et participent à son équilibre physiologique.

Les principaux effets physiologiques attribués aux fibres alimentaires

Le principal intérêt des fibres alimentaires est leur action au niveau de la fonction intestinale. Elles contribuent, surtout les fibres insolubles, à éviter la constipation. Cet effet est favorisé par une bonne hydratation.
Les acides gras produits par la flore intestinale sont une source d’énergie importante pour les cellules du colon. Ils joueraient un rôle fondamental de protection contre le cancer en inhibant la prolifération des cellules cancéreuses.
Ce rôle protecteur est aussi démontré dans de nombreux troubles intestinaux tels que les diverticuloses ou les hémorroïdes.

Les fibres alimentaires ont aussi un rôle très important dans la régulation de la glycémie et du cholestérol.
Les fibres solubles ralentissent l’absorption des sucres (hydrates de carbones) ce qui limitent l’augmentation de la glycémie et la sécrétion d’insuline. Cette propriété des fibres est particulièrement intéressante pour les diabétiques et leur consommation est donc fortement conseillée pour une meilleure régulation de leur glycémie.
Certaines fibres telles les pectines des pommes, le son d’avoine ont également un rôle dans l’absorption des lipides. Elles participent ainsi à l’amélioration du profil lipidique de l’alimentation et assurent une protection des maladies coronariennes.

Recommandations nutritionnelles pour les personnes souffrant du Syndrome de l’Intestin Irritable

Pour les personnes souffrant du Syndrome de l’Intestin Irritable, la consommation d’aliments riches en fibres est un vrai débat. Dans l’expression de ce syndrome à dominante de constipation, les fibres solubles ont un effet bénéfique sur la qualité du transit. Toutefois, les gaz générés par la fermentation cholique peuvent exacerber certains symptômes (ballonnement, douleur abdominale…). De nombreuses personnes associent donc une aggravation du SII à la consommation d’aliments riches en fibres tels certains légumes source d’inuline, les légumes secs source d’amidon modifié !
La consommation de fibres alimentaires est à favorisées selon la tolérance de chacun.

2. La qualité et les quantités de graisses

Importances et intérêts des graisses alimentaires

Les graisses alimentaires ou Lipides sont des constituants nutritionnels indispensables. Ces macronutriments participent à hauteur de 9 kilocalories par gramme à nos apports énergétiques ce qui leur a valu une « mauvaise » réputation. Bien que globalement consommés en excès, les lipides ne sont pas tous mauvais pour la santé. Il convient donc d’avoir une approche plus nuancée les concernant.

Dans les justes quantités et surtout de qualité !

En 2010, l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire
de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a produit de nouvelles recommandations de consommation des Lipides pour les différentes population. La part des Lipides a été augmenté passant de 30-35 % des Apports Energétiques Totaux à 35-40 %. Cette augmentation est en partie justifiée par les besoins en vitamines liposolubles mais aussi par la nécessité d’apporter des lipides de qualité dans les justes quantités. Les Lipides sont divisés en différentes familles en fonction de leur structure biochimique : les Acides Gras.

Les Acides Gras Saturés et en particulier certains particulièrement athérogènes doivent être limités. Les Acides Gras Saturés ont la propriété d’être particulièrement stables à la chaleur ; ce sont donc des graisses à privilégiées pour la cuisson (graisse de canard, graisse de coco…). Mais ce sont aussi les « fameuses » graisses cachées, en effet, cette famille de lipides se retrouvent dans de nombreux aliments (viandes, charcuterie, fromages, produits laitiers…). Seule une consommation limitée de ces aliments et une utilisation exceptionnelle des graisses de cuisson permet de contrôler les apports des Acides Gras Saturés.

Les Acides gras MonoInsaturés ont comme ambassadrice l’huile d’olive ; on les trouve également dans de nombreuses huile végétale (noisette, tournesol…) mais aussi dans nombreux aliments (poissons, viandes…). Ces Acides Gras sont officiellement reconnus comme ayant des propriétés cardio-protectrices. Les recommandations de l’ANSES sont de privilégier cette source de lipides mais aussi de les contrôler. Une consommation excessive peut aussi avoir des effets négatifs sur la santé…

Enfin, les Acides Gras PolyInsaturés dont l’importance pour notre santé est telle que trois d’entre eux sont considérés comme indispensables- l’acide linoléique, l’acide α-linolénique et l’EPA. Les aliments sources de ces lipides (les poissons gras ; l’huile de noix, de lin, de colza et leurs graines) sont plus « rares » et leur consommation peut donc être déficitaire. Il faut donc veiller à introduire les aliments sources de ces Acides Gras dans notre alimentation quotidien car ils ont de nombreux rôles physiologiques : antiinflammatoire, constitutif des cellules et en particuliers des cellules nerveuses.

Même si aucune recommandation chiffrée n’a été formulée une dernière famille de lipides doit être évoquée : les Acides Gras Trans. Ces Acides gras se retrouvent à l’état naturel dans les produits laitiers mais aussi et surtout dans les aliments transformés (biscuits, céréales de petit-déjeuner…). Ces derniers posent un vrai problème de santé et doivent donc être éliminés de notre alimentation au même titre que les Graisses de fritures.
Recommandations nutritionnelles pour les personnes souffrant du Syndrome de l’Intestin Irritable

Ces recommandations nutritionnelles valent, bien sûr, pour les personnes souffrant du SII.
Toutefois, les aliments très riches en Acides Gras Saturés (charcuterie, produits laitiers, fromages gras) et les fritures favorisent les symptômes d’inconfort digestif.
Plus que pour toutes autres personnes, il faudra veiller à avoir des apports en Lipides de qualité (choisir des huiles végétales de première pression à froid, éviter les aliments transformés) et veiller à limiter les apports de ce nutriment. Un excès de lipides peut entrainer une augmentation des diarrhées mais aussi des ballonnements.

3. Les intolérances alimentaires

Le lactose

Définition

Le Lactose est un disaccharide, hydrates de carbone formé par deux molécules de glucides. Sa digestion nécessite l’utilisation d’une enzyme digestive, la Lactase.
Ce sucre se trouve essentiellement dans les produits laitiers : lait, yaourt, desserts lactés et glaces.

Causes

Dans certaines populations et durant l’enfance, la production de lactase est en déclin ce qui entraine une malabsorption du lactose alimentaire. Ce sucre est alors fermenté par certaines bactéries choliques entrainant la formation de gaz et d’acides gras à chaine courte source d’inconfort digestif, notamment des diarrhées. On parle alors d’Intolérance au lactose à ne pas confondre avec l’allergie aux protéines de lait de vache (allergie vraie entrainant une réaction immunitaire avec synthèse d’immunoglobuline).

Fréquences dans la population

Les populations d’Europe du Nord et les américains de race blanche sont moins exposées à cette intolérance car elles ont conservé leur capacité à produire la lactase. Seuls 10 à 20% seraient concernés par cette intolérance alimentaire.
Ce sont surtout les africains ou les américains de race noire (70 à 80% de la population) et les asiatiques (80 à 100%) qui sont concernés par cette intolérance alimentaire.

Symptômes

Les principaux symptômes sont d’ordre digestif : ballonnements, douleur, diarrhée ou constipation, reflux, nausées…
Les symptômes peuvent aussi être extra-digestifs : maux de tête, baisse de la concentration, fatigue, douleurs inflammatoires diffuses, troubles dermatologiques…

Principales sources de lactose alimentaires

Le lactose est présent dans des quantités variables dans tous les laits d’origine animale. Un seuil de tolérance a été établi à 10 gramme par jour soit un verre de lait.
Le lait, les produits laitiers (fromage blanc, desserts lactés, glaces), la crème de lait sont les principales sources alimentaires de lactose. Les yaourts qui sont issues de la fermentation lactique du lait par des plusieurs souches bactériennes peuvent être tolérés. Cette transformation peut avoir une action similaire à la lactase et en permettre la consommation même aux personnes intolérantes en faible quantité, selon la tolérance.
Les fromages affinés conservent des traces de lactose mais sont plutôt bien tolérés en particulier les fromages à pâtes dures.
L’industrie agroalimentaire est une grosse consommatrice de « lactosérum » ; ce produit dérivé est une source non négligeable de lactose et sa présence dans certains produits telles les charcuteries obligent à une grande vigilance. La lecture des étiquettes est donc obligatoire. Les mentions suivantes : protéines de lactosérum, lactose, poudre de lait, lactitol (E966) dans les ingrédients indiquent la présence de lactose.
Le lactose est aussi très utilisé comme excipient de médicaments.

 

Aliments dont la teneur en LACTOSE est supérieur à en g/100g
LAIT EN POUDRE ÉCRÉMÉ 50
LAIT EN POUDRE ENTIER 40
LAIT CONCENTRÉ SUCRÉ 10
CHOCOLAT AU LAIT
9
CHOCOLAT BLANC
CRÈME GLACÉE
6
MILK-SHAKE
BEURRE
5
LAIT DE VACHE
RIZ AU LAIT
4
BRIOCHE
CRÈME DESSERT
LAIT DE CHÈVRE OU DE BREBIS
CRÈME FRAÎCHE ÉPAISSE
LAIT FERMENTÉ
3
CAFÉ AU LAIT
FAISSELLE
CRÈME CHANTILLY
CRÈME FRAÎCHE LIQUIDE
MASCARPONE
FROMAGE BLANC
PETIT-SUISSE
FROMAGE À TARTINER
YAOURT
FETA
0,5
CHEESEBURGER
BOUDIN BLANC
CHEDDAR
0,2
PIZZA
EMMENTAL RÂPÉ
0,1
CAMEMBERT AU LAIT CRU
FROMGAGE À PÂTE FLEURIE
FROMAGE À PÂTE FERME
0,05
FROMAGE À PÂTE DURE

 

Concernant les personnes souffrant du Syndrome de l’Intestin Irritable

De nombreuses études montrent un lien fort entre le SII et l’intolérance au lactose, à hauteur de 50%.
Les symptômes associés à cette intolérance alimentaire sont majoritairement ceux évoqués par les personnes souffrant du SII.
Selon le Professeur Jean-Marc SABATÉ, un régime poursuivi d’exclusion du lactose entrainerait une amélioration durable chez les personnes avec une intolérance vraie (avec test respiratoire positif) mais aussi chez celle dont le test respiratoire est négatif.

Le gluten

Définition

Le Gluten est un ensemble de protéines végétales que l’on trouve dans certaines céréales : le blé et assimilés (froment, épeautre, petit-épeautre, kamut, triticale), le seigle et l’orge. Ces protéines confèrent à ces céréales des propriétés de panification puisqu’elles sont à l’origine de leur capacité à « lever » et à former un réseau caractéristique de la mie de pain ou de l’onctuosité des gâteaux.

Causes

Les causes sont variables selon qu’il s’agit d’une intolérance permanente au gluten ou maladie Cœliaque ou une intolérance non-cœliaque au gluten.
La maladie Cœliaque est une Maladie Inflammatoire Chronique de l’Intestin caractérisée par une atrophie villositaire de l’intestin grêle entrainant une malabsorption des nutriments, en particulier le Fer, le Calcium et l’Acide Folique. Le diagnostic est posé par une recherche des anticorps spécifiques de la maladie : les anti-transglutaminase puis par un examen endoscopique et par une rémission du malade grâce à un régime d’éviction du gluten.
L’intolérance non-cœliaque au gluten pourrait être dû à une dysfonction intestinale peuvent liée à des changements subtils dans l'immunité de la muqueuse et de la fonction neuromusculaire et épithéliale de l'intestin. De nombreuses études signalent que les signes cliniques sont très proches de ceux de la maladie Cœliaque.

Fréquences dans la population

Selon l’AFDIAG, « à peu près 1 % de la population est séropositive pour la MC (présence d’IgA anti-transglutaminase) et a donc une MC plus ou moins silencieuse, mais ces personnes ne sont pas toutes ni dépistées, ni traitées et ne suivent donc pas de régime alimentaire particulier ».
Aucun chiffre n’existe à ce jour sur le nombre de personnes souffrant d’une hypersensibilité au gluten non-cœliaque.

Symptômes

Selon le site de référence FoodIntolérance.org, « Une étude récente de Carroccio et al. (2012) conclue que des patients avec une intolérance au gluten non-cœliaque (sensibilité au gluten non-cœliaque) montrent une fréquence plus élevée d'anémie, de perte de poids, d'intolérance au blé auto-déclarée, d'atopie coexistant et d'allergie alimentaire dans la petite enfance (…). Cette étude montre également que les patients ont un dosage élevé d'IgG / IgA anticorps anti-gliadines et de l'activation des basophiles cytométriques. La caractéristique principale de l'histologie de ces patients était une infiltration d'éosinophiles de la muqueuse duodénale et du côlon. Les patients atteints d'intolérance au gluten non-cœliaque (sensibilité au gluten non-cœliaque) ont été caractérisés par des signes cliniques très similaires à ceux retrouvés chez les patients atteints de la maladie cœliaque. »

Principales sources de gluten alimentaires

Le Gluten se trouve dans les blés (blés, froment, triticale, épeautre, petit-épeautre, blé kamut…), le seigle et l’orge. L’avoine a été exclu des céréales sources de gluten. Toutefois, les risques de contaminations croisées sont nombreux et la seule garantie est la présence de logo stipulant l’absence de gluten.
Les malts sont issus de céréales en particuliers d’orge ; une exclusion des aliments en contenant est préférable (bières, sucre de malt, maltose).
De nombreux médicaments utilise aussi le gluten comme excipient.
Une liste des aliments autorisés et interdits est proposée au téléchargement par l’AFDIAG ainsi qu’un catalogue des produits sans gluten.

Concernant les personnes souffrant du Syndrome de l’Intestin Irritable

Le régime d’exclusion du gluten est très médiatisé depuis plusieurs années par des sportifs et de nombreux people.
De nombreuses études ont été menées pour vérifier si les troubles digestifs et secondaires des personnes souffrant du SII pourraient être amélioré en suivi ce régime d’exclusion. Les conclusions sont positives bien que la coexistence de la maladie Cœliaque et du Syndrome de l’Intestin Irritable soit très rare (0-4%) et plaide en faveur de ce régime d’exclusion.

Le fructose

Définition

Le Fructose est un hydrate de carbone simple naturel. C’est la principale source de Glucides des fruits, du miel et de certains légumes (carottes, betteraves).
Cette molécule est le principale constituant d’hydrates de carbones complexes : les Fructo-oligosaccharides (les fructanes et l’inuline). Elle est associée au Glucose et au Galactose dans les Galacto-oligosaccharides (stachyose et raffinose), autres hydrates de carbones complexes.

Causes

L’Intolérance héréditaire au Fructose ou Fructosémie est une maladie rare potentiellement dangereuse due à une anomalie génétique.
Certains individus prédisposés ou lors d’une phase de stress peuvent développer une intolérance au fructose. Il s’agit d’une malabsorption qui va se traduire par une fermentation cholique avec production de gaz, d’acides gras à chaine courte et des troubles osmotiques de la digestion (diarrhées). Les protéines membranaires de transport du fructose (Glut5) interviendraient dans ce processus de malabsorption.

Fréquences dans la population

Selon le site de référence FoodIntolérance.org, « La malabsorption du fructose se manifeste chez peu près 30% des adultes en bonne santé, mais moins de 10% ont une intolérance symptomatique. Il ne semble pas y avoir de différences ethniques majeures. »

Symptômes

Les symptômes associés sont ceux rencontrés dans le SII : ballonement, crampes, douleurs intestinales, diarrhées ou constipation, borborygme, nausées, reflux, vomissement…
La dépression peut être associée à cette intolérance alimentaire.

Principales sources de fructose alimentaires

 

Aliments dont la teneur en FRUCTOSE est supérieur à en g/100g
FRUCTOSE 50
SIROP D'AGAVE
40
MIEL
PAIN D'ÉPICES
30
MULBERRIES SÉCHÉES
RAISIN SEC
20
PÂTE DE FRUITS
DATTE SÉCHÉE,
CONFITURE ALLÉGÉE EN SUCRE, TOUT TYPE
CONFITURE DE CERISE
COULIS DE FRUITS ROUGES (FRAMBOISES, FRAISES, GROSEILLES, CASSIS)
CONFITURE OU MARMELADE, TOUT TYPE (ALIMENT MOYEN)
10
PRUNEAU
KETCHUP
8
RAISIN
JUS MULTIFRUIT, PUR JUS
6
POIRE, FRAÎCHE, PULPE ET PEAU
TARTE OU TARTELETTE AUX FRUITS
TOMATE, CONCENTRÉ
4
FRUITS AU SIROP
JUS DE POMME
KAKI
BOISSON ÉNERGISANTE
BOISSON GAZEUSE AUX FRUITS SUCRÉE
BOISSON PLATE AUX FRUITS
VIN DOUX
ABRICOT SÉCHÉ
KIWI
CERISE
SANGRIA
2
GOYAVE
BANANE
PASTÈQUE
MYRTILLE
LITCHI
GROSEILLE
MANGUE
ORANGE
ANANAS
POIVRON
FRAISE
SODA AU COLA
FRAMBOISE,
PRUNE
MÛRE
1,5
MELON
ARTICHAUT
TOPINAMBOUR
PÊCHE
TOMATE
ÉCHALOTE
CITRON JAUNE,
CITROUILLE
OIGNON
COURGETTE
CASSONADE
FENOUIL
AUBERGINE
MAÏS DOUX

 

Concernant les personnes souffrant du Syndrome de l’Intestin Irritable

L’intolérance au Fructose et à plusieurs sucres fermentescibles tels le lactose, les polyols, les fructo-oligosacchardies, les galacto-oligosaccharides, et le sorbitol ont fait l’objet de plusieurs études. Ce régime alimentaire, pauvre en FODMAPs expérimenté et exposé par les gastro-entérologues, Dr Sue SHEPPERD  et Dr Peter GIBSON de la Monash University est l’objet de plusieurs ouvrages (dont une récente traduction en français) et d’une application mobile. Un apport contrôlé de ces différents sucres durant une période de 6 semaines suivi par une réintroduction progressive pourrait avoir un effet bénéfique sur les différents symptômes du SII.


Une hypothèse est évoquée à propos de l’intolérance au fructose : elle empêcherait la recapture du Tryptophane. Le Tryptophane est un acide aminé (constituant des protéines) précurseur de la Sérotonine, un neuromédiateur très important dans la gestion du stress, surtout s’il est déficitaire.
Or, il est avéré que les personnes souffrant du SII présentent une hypersensibilité nerveuse digestive. Une piste d’étude intéressante pourrait-être l’impact de l’alimentation sur l’axe cerveau-intestin, notre deuxième cerveau !
Aujourd’hui, les personnes souffrant disposent de moyens pour les aider à mieux gérer le stress au quotidien. L’alimentation en fait déjà partie !

 

B. DE L’AMÉLIORATION DE LA QUALITÉ DE VIE AU QUOTIDIEN

Les approches comportementales et complémentaires


Les troubles digestifs quotidiens, la douleur, la gêne provoquent une spirale de stress difficilement gérable quand on souffre du SII. Les pistes sont pourtant nombreuses et la littérature, tout autant, qui envisagent différents moyens pour vous aider et vous accompagner à améliorer votre quotidien.

1. La gestion du stress

Lors d’un week-end ou de vacances, certains patients notent une diminution des symptômes. L’activité physique et des thérapies comme les thérapies cognitives, l’acupuncture ou l’hypnose en agissant sur le cerveau aident à atténuer les symptômes du SII.

L’activité physique

L’activité physique a un effet bénéfique sur le cerveau grâce à la libération d’Endorphines. Les Endorphines sont libérées par le cerveau plus précisément par l’hypophyse t l’hypothalamus, pendant et après la pratique d’activité physique. Ces molécules entrainent bien-être et relaxation.
Les pratiques sportives les plus efficaces pour sécrétées des Endorphines sont les activités d’endurance : course à pied, marche, cardio et les sports collectifs. Faire partie d’une équipe ou pratiquer du sport dans un groupe est un excellent moyen de ressentir les effets bénéfiques de la sécrétion d’endorphine.
Si vous craignez des effets négatifs sur votre transit de sport trop « violent », des activité « douce » comme le yoga, le Taï-Chi, le Qi-Cong sont particulièrement adaptées. Le travail sur la respiration est un excellent moyen de canaliser le stress. Petit conseil : au lieu de pratiquer seul au quotidien, essayer de vous inscrire à un cours ce qui vous permettra d’améliorer les effets de votre pratique !

Les thérapies cognitives

Le but des différentes thérapies cognitives est d’aider à maitriser notre esprit et donc notre corps. L’état de notre cerveau influence grandement notre corps voire le fonctionnement de notre cerveau et de sa structure, dans un sens bénéfique à la santé.
Les thérapies comportementales, la méditation, la sophrologie… sont de plus en plus intégré dans la prise en charge de la santé et de la douleur. On parle à présent de médecine « intégrative » car de nombreuses études ont démontré des effets scientifiques. Des études randomisées en double aveugle ont été réalisées.
Les preuves sont nombreuses qui valident la maxime de Voltaire : « J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé ».

L’acupuncture

L’acupuncture est une pratique ancestrale de la médecine traditionnelle chinoise. Cette technique utilise des aiguilles ou la moxibustion afin de rééquilibrer les méridiens énergétiques du corps. D’autres pratiques : le Shiatsu, le Do-In ou l’auriculothérapie reposent sur le même principe.
Plusieurs publications se sont intéressées à l’acupuncture comme thérapie complémentaire pour les personnes souffrant de SII. Les résultats et les méthodes d’études sont difficilement comparables. Les conclusions sont assez décevantes de l’ordre de l’effet placébo.

L’hypnose

L’hypnose est un état de conscience modifié, sans risque, duquel on peut sortir à tout moment. Plus exactement, « L’hypnose serait un état d’attention impliquant une concentration intense et une « absorption intérieure » avec une suspension relative de la conscience de l’environnement. Le processus hypnotique comprend trois composantes : l’absorption, la dissociation et la suggestibilité » selon M-E FAYMONVILLE et A. VANDHAUDENHUYSE, service d’algologie et de soins palliatifs du CHU de Liège, en Belgique.
L’hypnose a de nombreuses applications médicales et chirurgicales : la gestion de la douleur, les dépressions, les phobies, les migraines, le stress… Elle diminue la prise de médicaments et améliore les psychothérapies.
Comment se déroule une séance ? Confortablement installé, le thérapeute propose au patient de se concentrer sur un souvenir plaisant. Il l’accompagne par la parole pour l’aider à se replonger dans ce souvenir et faire « remonter » les sensations agréables associées. Lorsque que le patient est calme et détendu, le thérapeute peut alors poser des questions auxquelles le patient répondra par des gestes comme lever un doigt. Le thérapeute peut alors faire des suggestions au patient comme associer la douleur à des sensations agréables. Puis il le ramène à la réalité. La durée de la séance est variable ; en thérapie, elle dure en moyenne 15-20 minutes.
En 2015, La Direction Générale de La Santé a demandé à des chercheurs du centre de recherche en épidémiologie et santé des populations d’évaluer l’efficacité réelle de l’hypnose. Juliette GUEGUEN a rapporté dans le magazine Cerveau & Psycho de novembre 2015 que « l’hypnose est « statistiquement et scientifiquement » efficace dans le traitement du SII ».

Quel que soit la méthode envisagée, la gestion du stress aura un impact sur la prise de médicaments et la qualité de vie.
La phytothérapie et l’aromathérapie ainsi que les médecines ancestrales peuvent être une aide supplémentaire intéressante.


2. La phytothérapie, l’homéopathie

Les vertus de l’huile essentielle de menthe

L’aromathérapie offre de nombreuses possibilités thérapeutiques. Concernant le SII, l’huile essentielle de menthe doit être privilégiée.
Plusieurs études ont été réalisées sur cette huile essentielle et sur l’impact de son utilisation pour les personnes souffrant du SII, toutes s’accordent sur son intérêt. Une des explications avancées seraient un effet anticholinergique et inhibiteur de certains récepteurs impliqués dans le SII. Un traitement de 4 semaines pourrait atténuer les symptômes pour 50 % des patients (vs 38 % avec un placebo).
Concernant les huiles essentielles, la plus grande prudence est de rigueur. Un avis médical est indispensable.

L’extrait d’artichaut

Dans plusieurs sites de santé, l’extrait d’artichaut est mentionné comme pouvant être utilisé pour soulager les symptômes du SII.
L’extrait d’artichaut est utilisé en phytothérapie pour ses vertus cholagogues c’est à dire favorise la libération des acides biliaires.
Le Pr Jean-Marc SABATÉ fait également mention des acides biliaires comme cause potentielle du SII : « Ce qu’on ne sait pas encore avec certitude, c’est qui dans ce trio « vitesse de transit, microbiote, acides biliaires », est à l’origine ou est une conséquence des troubles ».

La médecine traditionnelle chinoise

Plusieurs études ont été réalisées en Chine principalement sur l’utilisation de la phytothérapie traditionnelle et l’impact sur les symptômes du SII. Les résultats sont difficilement vérifiables.
Dans la phytothérapie traditionnelle, des tisanes de fenouil ou de mélisse, douce et inoffensives peuvent être utilisées sans danger. Elles aident à diminuer les troubles digestifs et apaisent les tensions !

3. Les Probiotiques et les Prébiotiques

Les Probiotiques

Les Probiotiques sont des micro-organismes qui se trouvent naturellement dans certains aliments lactofermentés (yaourt, képhir, kombucha, légumes et jus de légumes lactofermentés- choucroute…). On parle de Probiotiques lorsque ces micro-organismes ou souche bactérienne ont fait la preuve d’un impact bénéfique sur la santé.
Bien que réel et scientifiquement prouvé par de multiples études sur l’homme, la prise de Probiotiques n’est pas durable. Les concentrations en Probiotiques dans les selles diminuent très rapidement à l’arrêt du « traitement ».
Plusieurs critères sont très importants concernant les Probiotiques commercialisés dans le commerce : le nom exact de la souche bactérienne, sa concentration (nombre de bactéries présentes/ gélules, sachet).

La tentation est grande pour les personnes souffrant du du SII de se laisser convaincre par les promesses des Probiotiques. Nombreuses sont celles qui en ont fait au moins une cure (38% en ont pris selon l’APSSII). Totalement inoffensifs, les Probiotiques ne sont pourtant pas (encore ?) la solution pour vous.

Les Prébiotiques

Les Prébiotiques ne sont pas les frères ennemis des Probiotiques bien au contraire ! Les Prébiotiques sont constitués de fibres (inuline, oligosaccharides) qui vont nourrir la flore cholique et lui permettre un développement sain.
Dans le cas du SII, la consommation de Prébiotiques devraient être déconseillée. Comme nous l’avons vu précédemment, les fibres alimentaires peuvent exacerber les symptômes du SII.

Ces thérapeutiques ont chacune des intérêts plus ou moins avéré dans le cas du SII. La qualité de l’alimentation et les bons choix alimentaires demeurent la piste privilégiée par toutes personnes souffrant du SII. Avant même que le diagnostic ne soit posé, l’influence des aliments sur la survenu des différents symptômes est posé par le patient.
Des règles simples existent ; elles suffisent parfois à limiter les désagréments du SII.

Le rôle de l’alimentation
1. Les bons choix alimentaires

Mais aussi les bonnes habitudes de consommation !
Plus que tout autre, il faudra veiller à manger dans le calme sans stress, sans écran et en bonne compagnie.
La position assise est aussi très importante ; il faut dégager la sphère digestive pour faciliter la digestion. Il vaut mieux éviter les postures accroupies, à genoux qui peuvent gêner la bonne prise alimentaire ainsi que les vêtements trop serrés à la taille. La régularité de la prise des repas est aussi un facteur très important de confort digestif.

Les fruits doivent être limités à 2-3 par jour. Les sucres des fruits, le Fructose est très fermentescible et peut aggraver les symptômes digestifs.

Autre sucre fermentescible, les amidons modifiés ! Ces amidons modifiés sont présents dans les légumineuses mais aussi dans les plats à base de féculents réchauffés. Les féculents doivent préparés à chaque repas et ne pas être conservés pour une consommation ultérieure. À propos des féculents, le choix des céréales complètes ou blanchies est fonction de la sensibilité de chacun. Les fibres alimentaires insolubles peuvent être problématiques ; mieux vaut les supprimer en cas de « crise ». Il existe toutefois une exception, l’avoine, bien que riche en fibre, sa tolérance est excellente. Le flocons d’avoine en porridge le matin est la solution idéale pour qui souffre du SII pour avoir des apports en fibres optimisés sans souffrance.

Les aliments sources de protéines sont bien tolérés par les personnes souffrant de SII. Il faudra toutefois veiller à limiter les viandes grasses car les graisses peuvent être responsable d’inconfort digestif et de trouble du transit. Certaines pièces de viandes dites de deuxième et de troisième catégorie sont riche en collagène. Les protéines de collagènes sont peu digestes. Elles peuvent favoriser une putréfaction source de ballonnements et de flatulences.

2. Les boissons
Une bonne hydratation

La consommation régulière d’eau tout au long de la journée est conseillée pour tous. Afin de ne pas perturber la digestion, il vaut mieux ne pas boire durant les repas. L’eau est la seule boisson indispensable à raison de 8 verres par jour.
L’alcool et les boissons glacées peuvent provoquer des réactions « violentes » : diarrhées, nausées. Ces boissons donc fortement déconseillées.

Limiter les boissons riches en caféine

Le café et le thé doit aussi être limité. La consommation recommandée est de 3 tasses par jour. Le café doit être peu corsé et le thé peu infusé surtout s’il s’agit de thé noir.
En Asie, de l’eau chaude est ajouté tout au long de la journée sur le thé. La dilution des principes actifs est douce, et permet de bénéficier des vertus bénéfiques des boissons tièdes sur la digestion.
Une surconsommation peut amplifier le stress, provoquer des crampes au niveau des intestins, des nausées ou un reflux gastro-œsophagien.

Tester les tisanes

Les tisanes ont tout pour séduire : un grand choix de plantes aux nombreuses propriétés médicinales, une large palette de gout et la possibilité de varier les plaisirs gustatifs en les consommant chaude ou froide !
Le tilleul, la menthe et la mélisse ont des propriétés digestives bénéfiques et sans danger. Elles ont aussi l’intérêt d’être relaxante !
Plus originale mais tout aussi efficace et agréable tant chaude que fraîche : l’infusion de gingembre frais et de citron.
Comme pour le café ou les thés, les infusions légères sont à privilégier.

En cas d’absence d’amélioration des symptômes du SII, certains régimes d’exclusion peuvent être envisagé notamment du gluten et du lactose. Les Docteurs Sue SHEPHERD et Peter GIBSON de la Monash University ont A COMPLETER

 

C. LA NOUVELLE VOIE ALIMENTAIRE : LE RÉGIME PAUVRE EN FODMAPs

1. Définition du régime pauvre en FODMAPs

Les études précédemment citées sur différents critères nutritionnels accréditent l’impact des aliments sur les symptômes du SII. Que ce soient les fibres, les sucres comme le fructose ou le lactose, le gluten, tous ont comme conséquence une production de gaz par les bactéries coliques et d’acide gras à chaine courte pouvant impacter la qualité du transit.
Ces éléments nutritionnels ont une caractéristique commune ; ce sont des sucres ou assimilés fermentescibles, non assimilés qui servent de carburant à certaines bactéries du microbiote.

Signification de l’acronyme FODMAPs

Un acronyme est un mot formé d’initiales qui se prononce comme un nom commun.
Les FODMAPs sont littéralement les sucres fermentescibles qui viennent d’être évoqués soient :

  • Fermentescibles : substrat nutritionnel des bactéries coliques
  • Oligosaccharides : polysaccharides non amylacés (Fru cto-oligosaccharides et Galacto-oligosaccharides ) qui composent les fibres alimentaires végétales.
  • Disaccharides : Lactose, sucre constitué par l’association de 2 molécules d’oses (appellation biochimique des sucres simples tels le Glucose, la Galactose, le Fructose…)
  • Monosaccharides :

Comment les aliments source de FODMAPs impactent les personnes souffrant de SSI

Les FODMAPs : lesquels et dans quels aliments

Les oligosaccharides

Les disaccharides

Les monosaccharides

Les polyols

 

Le Programme FODMAPs ; Dr Sue SHEPHERD, Dr Peter GIBSON, ed. MARABOUT- chapitre 3, pages 34-48

Intestin Irritable, les raisons de la colère ; Pr Jean-Marc SABATÉ, ed. LAROUSSE- pages 178-183

FODMAPS-Fwd Alternative Santé n 141 Gaz spasmes intestin irritable le Plan B.pdf

Régimes et syndrome de l’intestin irritable %3B Jean-Marc Sabaté-2015.pdf

Faut_il_proposer_un_regime_pauvre_en_fodmaps_aux_patients_ayant_un_syndrome_de_lintestin_irritable_JOUET.pdf

Fermentable oligosaccharides, disaccharides, monosaccharides and polyols (FODMAPs) and nonallergic food intolerance- FODMAPs or food chemicals? Jacqueline S.

A Diet Low in FODMAPs Reduces Symptoms of Irritable Bowel Syndrome Emma P. Halmos,1,2 Victoria A. Power,1 Susan J. Shepherd,1 Peter R. Gibson,1,2 and Jane G. Muir1,2.pdf

The-low-fodmaps-diet-and-ibs-a-winning-strategy-iMedPub2016.pdf

Comparison of symptom response following advice for a diet low in fermentable carbohydrates (FODMAPs) versus standard; Staudacher HM, Whelan K, Irving PM et al.

A diet low in FODMAPs reduces symptoms of irritable bowel syndrome;Halmos EP, Power VA, Shepherd SJ, Gibson PR, Muir JG. Gastroenterology 2014.pdf

http://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/Dietes/Fiche.aspx?doc=diete-fodmap

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/regime-pauvre-fodmaps-pour-reduire-troubles-fonctionnels-intestinaux.html

http://www.mauxdeventre.org/centre-information/sante-et-nutrition/regime-appauvri-en-fodmap-2/

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http://www.med.monash.edu/cecs/gastro/fodmap/

http://www.med.monash.edu/cecs/gastro/fodmap/iphone-app.html

 

2. Comment adapter ces règles aux quotidiens

 Guide des alimentaires du régime pauvre en FODMAPs

Le Programme FODMAPs ; Dr Sue SHEPHERD, Dr Peter GIBSON, ed. MARABOUT- page 49

Intestin Irritable, les raisons de la colère ; Pr Jean-Marc SABATÉ, ed. LAROUSSE- pages 182-183

FODMAPS-Fwd Alternative Santé n 141 Gaz spasmes intestin irritable le Plan B.pdf

Forum GLUTEN-FREE JOURNAL FOR HEALTH CARE PROFESSIONALS | EDITION 02:2014 The low-FODMAP diet for IBS management In previous issues of the Forum we have unco

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http://francoistournay.fr/fodmap/

http://www.ibsdiets.org/fodmap-diet/fodmap-food-list/

http://dietons.com/ibs-l-alimentation-fodmap-et-autres-drogues.html

  Les indispensables du placard

  Les aliments de substitution

Le Programme FODMAPs ; Dr Sue SHEPHERD, Dr Peter GIBSON, ed. MARABOUT- chapitre 4, pages 55-57

 Guide des repas à l’extérieur

Le Programme FODMAPs ; Dr Sue SHEPHERD, Dr Peter GIBSON, ed. MARABOUT- chapitre 5

https://books.google.fr/books?id=RCidDAAAQBAJ&pg=PT22&lpg=PT22&dq=FODMAPs+aliments+de+substitution&source=bl&ots=NMzYd2FzSR&sig=vhoNCzssIiERq_xc5RoBq0xZF58&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjKjsSq_sXOAhUkAcAKHWjLCYU4ChDoAQhFMAk -

 Une journée pauvre en FODMAPs

 

RÉFÉRENCES

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Can Gluten Contribute to Irritable Bowel Syndrome? Elena F. Verdu, MD, PhD1-nihms-2012.pdf

Sensitivity to wheat, gluten and FODMAPs in IBS: facts or fiction?.pdf

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Fructose and lactose intolerance and malabsorption testing- the relationship with symptoms in functional gastrointestinal disorders C. H. Wilder-Smith, A.

A TREATMENT TRIAL OF ACUPUNCTURE IN IBS PATIENTS Anthony J. Lembo, MD1, Lisa Conboy, ScD2, John M. Kelley, PhD4,5, Rosa S Schnyer2, Claire McManus2, Mary T. Q

Acupuncture treatment in gastrointestinal diseases- A systematic review Antonius Schneider, Konrad Streitberger, Stefanie Joos Antonius Schneider, Stefanie Joos.pdf

Hypnosis and irritable bowel syndrome: a review of efficacy and mechanism of action - National Libra.pdf

Psychological approach to managing irritable bowel syndrome.pdf

Peppermint oil (Mintoil®) in the treatment of irritable bowel syndrome: A prospective double blind p.pdf

Peppermint oil in irritable bowel syndrome.pdf

Effectiveness and safety of herbal medicines in the treatment of irritable bowel syndrome- A systematic review Jun Shi, Yao Tong, Jian-Gang Shen, Hai-Xia Li.pdf

Confocal Endomicroscopy Shows Food-Associated Changes in the Intestinal Mucosa of Patients With Irritable Bowel Syndrome Annette Fritscher-Ravens,1 Detlef Sch

L’Intestin, Notre deuxième cerveau ; Pr Francisca JOLY GOMEZ, ed. Poche MARABOUT-

Intestin Irritabe, les raisons de la colère ; Pr Jean-Marc SABATÉ, ed. LAROUSSE-

Le Programme FODMAPs ; Dr Sue SHEPHERD, Dr Peter GIBSON, ed. MARABOUT-